adôôôre !

à tous les amoureux de jolies éditions…
C’est une grande fierté d’accueillir dans « ma librairie »  les éditions Cent pages.  Des livres, des livres-objets, des objets à lire, à toucher, à aimer. On les tient, on les garde, on les offre… car ces éditions sont épatantes, enivrantes : elles vous changent le cours d’une journée grise, tout aussi facilement, à vous enrichir une journée claire. Fondées en 1987, par Olivier Gadet, les éditions Cent pages font appel au génial graphiste Phillippe Millot. Plutôt que « mettre en pages », il aime dire qu’il dessine les livres, comme on dessinerait un bijou, ou un oiseau : la grâce et la légèreté.

 

Dans notre sélection, j’affectionne particulièrement Je t’embrasse pour la vie (des lettres écrites à des morts en 14-18), et deux ouvrages du graveur Frans Masereel : Mon livre d’heures, et La ville. Il y a aussi O.K. Voltaire d’Antoine Blondin, un livre plein de surprises emballé d’un papier de soie plumetis rouge. Et je n’oublie pas Questionnaire, de Max Frish : l’éditeur dit qu’il ne faut pas y répondre… mais comment résister ?

 

 

On adore la poésie de la mythique firme Airborne, fabricant de siège.

et en bonus la body copy :
Eh oui. Tout est là. Car nous sommes bien persuadés avec Madame de Sévigné que « la plupart de nos maux viennent d’avoir le cul sur la selle ».
C’est lui notre premier terrain d’étude. Et dans toutes les attitudes où il a l’obligation de se poser et de se reposer : chez vous, au bureau, au restaurant, au spectacle.
Notre métier est de vous asseoir. Anatomiquement, socialement et presque philosophiquement.
Tous nos sièges, fauteuils, chauffeuses, poufs, canapés, canapés-lits, chaises, bridges, fauteuils de cinéma, chaises-dactylo, fauteuils de bureau, d’auditorium, etc. tous sont nés d’une observation minutieuse de votre personne.
Par exemple : si un fauteuil a une coque en polyester, c’est pour mieux épouser votre galbe délicat. Si cette coque est armée de fibre de verre, c’est que le galbe délicat peut éventuellement peser son poids.
Pour nous, être bien assis, c’est oublier qu’on est assis. Oublier qu’on a un moyen, un grand, un petit fessier avec un « pyramidal » et un « carré crural ». Asseyez-vous dans Airborne. Et n’y pensez plus jamais.

 
 

Enivrant, explosif, big bang, cosmic love …

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 jane’s addiction

 
 

Alors je suis très fière de mon cher et adoré Emmanuel Picault (Chic by accident) et de son acolyte Ludwig Godefroy jeune architecte fou et ébouriffé ; très fière de partager les images de la boîte de nuit Mn Roy qu’ils ont réalisée l’été dernier. C’est dans la maison occupée naguère par le fondateur du parti communiste mexicain MN Roy, qu’ils ont réalisé ce chef-d’œuvre païen et totalement sublime.

Une boîte de nuit ? Non plutôt un temple à la nuit. La maison est restée dans son jus, et nul ne devinerait derrière cette porte… Un lieu tout en contraste, violent et élégant à la fois, mur en pierre volcanique noire pour une entrée en matière aux origines du monde, mur lumière fait de milles tasseaux de bois habillant une arche pré-hispanique, élèvée furieusement vers le ciel, pour une piste de danse sacrificielle, mur en cuivre pour des salons absolument royaux et mur psyché pour les WC pour une descente aux enfers assurée.
Cet endroit est enthousiasmant. Je souhaite à quiconque de passer par Mexico et d’avoir une furieuse envie d’aller danser !!!!

 
 

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BY SURPRISE ( DOCTOR L) feat TONY ALLEN on drums!

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La Terreur des Femmes Nerveuses
Est-il besoin de décrire l’araignée ? Elle est la terreur des femmes nerveuses et aussi de beaucoup d’homme forts. Silencieuse, elle s’avance, et c’est peut-être ce silence qui contribue le plus à glacer d’effroi l’âme des personnes sensibles : elle n’est annoncée ni par son odeur, comme le cafard ou la blatte, ni par la vibration stridente des ailes, comme la mouche ou la guêpe.
Elle s’avance sortant d’un coin inexploré de la tapisserie, ou des sous poussiéreux d’un canapé, inconsciente de la terreur qu’elle provoque, noire, hideuse, d’allure apidé, tricotant des huit longues pattes avec un léger balancement du corps. Et si elle rencontre le volant d’une robe ou la frange d’un fauteuil, elle monte, monte sans arrêt, de sa marche trépidante, régulière et fantastique, toujours silencieuse, pour aboutir parfois, si personne n’a dénoncé assez tôt sa présence, à la nuque soyeuse, à la joue rosée, à l’épaule de marbre ; alors c’est la syncope ou la crise à peu près inévitable : il n’est peut-être pas de sensation plus affreuse que la vue d’une araignée posée sur une partie dénudée du corps. Almanach Hachette 1902

 

 

André Aleth Masson fut céramiste avant tout, sculpteur, peintre et graveur. L’œuvre qu’il a laissé est éclectique et considérable. Ses pièces garnissent les collections du monde entier dans une délicate relation avec leurs propriétaires.

Thomas Leporrier, amateur et collectionneur passionné, édite et signe la première et unique monographie de l’artiste.
Il a pu réaliser cet ouvrage de référence grâce à ses entretiens filmés avec André Aleth Masson, à la mémoire de sa femme Denise Masson et à l’aide précieuse de leur fille Marine.
Il retrace ainsi la vie et l’œuvre immense de ce céramiste et plasticien, passionné par l’architecture. Un livre magnifique fait avec amour, un vrai bonheur à se procurer rapidement !!!!!

DIPONIBLE À LA LIBRAIRIE DES ARCHIVES
83, RUE VIEILLE-DU-TEMPLE, PARIS  3E
OU DIRECTEMENT AUX EDITIONS TL
THOMAS.LEPORRIER@BBOX.FR
320 PAGES – 480 REPRODUCTIONS – 75 EUROS

 

Le 12 mars 2011, le lendemain du séisme de Fukushima, ma très chère amie et complice Eko Sato, a senti ce besoin absolu d’exprimer un soutien français au Japon. Elle a sollicité un grand nombre d’artistes, designers et créatifs leur demandant de réinterpréter librement le masque blanc antivirus, accessoire typiquement japonais.
Un carré de tissus blanc en guise de toile, deux élastiques d’accroche aux oreilles, un pont d’amour entre la France et le Japon. 70 artistes de renom se sont mobilisés pour témoigner leur soutien. Recréés et transformés, les masques sont devenus des pièces uniques. La variété et la qualité des œuvres que Eko a reçues au fil des mois sont époustouflantes.

L’exposition des masques se tiendra aux Arts Décoratifs à Paris
les 20 et 21 septembre 2011
la vente aux enchères animée par Maître Cornette de Saint-Cyr
se déroulera le soir du 21 septembre 2011

Les bénéfices de cette opération seront versés à l’organisme basé au Japon Enfants sans frontières KnK Japon, la plus importante O.N.G. dont le but est de venir en aide aux enfants.

 

Nos masques préférés !!!

J’adore la simplicité et l’évidence des masques de Claude Closky et Philippe Starck, deux masques transformés en loup, similaires et pourtant si différents, l’un urgent et brutal, l’autre naïf ayant quelque chose d’un manga. J’admire encore une fois la brillance d’esprit de Matali Crasset, l’idée du col blanc est forte juste.
Deux masques à corde. Celui de Christian Astuguevieille, pure pièce primitive, pleine d’humour et de tendresse et celui d’Adrien Gardère, pièce néo trash gore.
Trois Masques Gris-Gris, le Bikini de Lick my leg une offrande à porter pour une dernière danse, la pièce tribale et bestiale de Jean Colonna et le masque vaudou transculturel de Christian Lacroix.
L’esprit guerrier voir SM est aussi très présent, Marithé et François Girbaud offrent deux masques comme deux armures Bladerunner, Sébastien Kito un Graal couleur Klein, Daniel Jasiak une parure cocoon auto protectrice, Malachi Farrell un hamac, plutôt un hamac « chaise électrique » l’arme la plus cynique non ! Pour Gustavo Lins le fouet n’est pas loin, Philippe Mayaux lui nous invite à une bouche à bouche si tendre et sexuel qu’il en devient violent et Yohji Yamamoto nous propose d’être  «lui» dans un petit jeu de rôle, peut être coquin !
Plusieurs artistes se sont saisis de signes forts comme le signe radioactif pour Éric Tabuchi et Frédéric Ruyant, pour le premier signant avec simplicité et violence le premier degré, le second réinventant une éolienne tout en poésie ? Autre signe la terre : un planisphère protecteur ou au contraire dévastateur qui sait pour Zevs, le drapeau Japonais décousu de fil ultra-fragile pour Hélène Muheim.
Deux hommages Japonisant au Japon, Jean-Philippe Delhomme peint une carte postale de la tour Eiffel tokyoïte et Erik Halley construit un masque papier comme un paysage aux cerisiers en fleurs.
Puis il y a les artistes poètes, nous offrant une peinture ou encore une aquarelle tout droit sortie de leur univers, Eudes Menichetti, Tim Eitel et Ramuntcho Matta.
Et pour finir quelques monstres, le personnages de Geneviève Gauckler ou le masque devient corps, l’arbre de Jean-Pierre Khazem tout droit sorti d’un conte et légende de la forêt, Sheena de Laurent Debraux guerrière des temps modernes, et notre petite poupée post-nucléaire.